Jim Jarmusch et la poésie au cinéma

Paterson, c’est le nom du héros, c’est aussi le nom de la ville où se passe le film. Et c’est aussi le titre d’un immense poème américain de William Carlos Williams, paru en cinq volumes entre 1946 et 1958 : « Un poème fantastique sur les choses de tous les jours ».

Jim Jarmusch dit aussi avoir voulu, avec son nouveau film, amener les gens vers des productions cinématographiques plus calmes, comme les films d’Ozu, de Bresson… “Des films qui ne lancent pas dans des choses immenses”, dit-il.

Only Lovers Left Alive, Dead Man, Down By Law, Stranger Than Paradise… Chacun des films du réalisateur américain a rencontré un certain succès auprès du public français. Pour Jim Jarmusch, c’est parce que “la France a une ouverture d’esprit ; elle accepte d’une façon très forte les cultures extérieures”. Ce qu’il ne constate pas dans son pays :

Si vous allez dans un bar du Wyoming et que vous parlez de poésie, on peut vous casser la gueule… J’étais dans un café à Paris, il y avait des ouvriers dehors qui faisait des travaux et ils parlaient des peintres romantiques pendant leur pause déjeuner.

Entretien avec Augustin Trapenard, France Inter.

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