Il y a un commencement à tout

A quel moment débute une résidence d’écrivain dans un lieu public ?
A la commande… à la signature de la convention … à la veille de l’arrivée… le jour de l’arrivée ? Aux premiers mots inscrits  sur le carnet qui accompagne ou les premiers mots alignés sur l’écran de l’ordinateur ?
Et que penser de ce terme de résidence qui donne le sentiment, à ceux qui n’exercent pas un métier artistique que je pars en vacances ? En villégiature ? Écrire à demeure pourrait être une formulation plus juste.

Saint-Nazaire. L’océan qui vous happe. Le chantier naval qui vous happe. L’horizon qui vous happe. J’ai déjà vu et lu beaucoup de choses là-dessus. Alors l’envie de tenter un léger décalage sur le thème des horaires décalés justement. Du travail de nuit. Se laisser happer mais trouver d’autres points de vue. Apprendre à être patiente, seulement quatre jours que je suis ici. Envie aussi de mettre en lien cette résidence avec les quinze jours ou plutôt les quinze nuits partagées avec les infirmiers et infirmières de l’hôpital psychiatrique de Lyon. Saint Jean de Dieu, une immense bâtisse que j’avais surnommée le paquebot. Cargo de nuit.
L’écriture pour dire le travail.

2 réponses sur “Il y a un commencement à tout”

  1. Bonjour à tous,
    C’est un sujet passionnant. Vaste et libre. Nous pouvons tous avoir vécu ces horaires décalés au travail via un proche, un ami, une rencontre.
    J’ai toujours travaillé de jour. Ce que j’adorais dans mon travail c’était mon autonomie et surtout, cette jouissance de retourner au boulot la nuit. J’avais alors, la satisfaction du bel ouvrage.
    C’est ainsi que j’avais l’impression de rentrer d’un voyage en sortant de ces petites nuits secrètes de bureaux.
    Bienvenue Mme Swiatly et bon voyage à Saint-Nazaire
    Véronique

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